mardi 9 août 2016

2016 et on en est toujours là...

rappeler encore et encore et encore que ce n'est pas le micro short d'une fille qui fait qu'elle se fait violer. mais le comportement du violeur qui est à blâmer...
purée, c'est quand même fou à quel point sortir ça de l'esprit des gens est compliqué !
non non non ! une ado qui se balade en short, si elle se fait violer c'est pas qu'elle l'a bien cherché.. elle elle se balade juste en short.
Qui est à blâmer c'est l'agresseur, qui se sentira tout puissant et dans son droit de faire ce qu'il veut sous prétexte que c'est "la fille-Eve-la pécheresse" qui l'a incité à...
#2016



mercredi 30 mars 2016

Horror period panties ! ou comment tout mélanger d'un côté ou de l'autre ! je m'en fous j'ai shinning en culotte sanglante !

Il y a quelques temps, j'ai commandé ces culottes terribilis !

 

Que j'ai pris en 3XL pour être sûre qu'elles m'aillent.. Je les ai donc reçues hier et je suis complètement fan !
 

Et puis bon, je poste la ptite photo sur insta, je partage sur facebook, certains me demandent où je les ai commandées et en cherchant un peu je trouve le site qui les fabrique (Harebrained period panties) et du coup, je regarde leurs modèles, plusieurs me font de l’œil..


Je les trouve drôles, je suis quand même assez adepte des films sanglants, j'aime bien le côté cartoon, et puis bon, les culottes de filles, pour en trouver des chouettes (et en grande taille) c'est vraiment la croix et la bannière (faudra un jour que je regarde ce que veux vraiment dire cette expression et d'où elle vient) et les quelques culottes rigolotes que j'ai viennent du rayon homme (mon slip superman, celui avec Hulk, bref.. des trucs cool quoi)

Meilleur jeu de mot !

Alors je me dis que je vais en commander d'autres quand ils auront des promotions.. et puis, un peu comme il ne faut jamais lire les commentaires sur internet, il ne faudrait jamais lire les blogs anti aussi...

Je suis donc tombée sur ce texte qui explique que le gars qui a monté la marque l'a fait parce que sa copine n'aimait plus ou moins pas lui dire "j'ai mes règles, donc pas de sexe" alors il a crée une culotte pour prévenir les gars de ça... (on peut donc partir en vrille et hurler au loup comme le fait la personne dans l'article.. whhhhhhhhhhhhooo ce mec est mysogyne whhhhhhhhhhhhooo ce mec ne prend pas en compte qu'une fille peut être avec une fille whhhhhhhhhhhhooo ce mec ne sait même pas qu'on peut faire du sexe quand on a ses règles)

fiouuuuu... ouh lala.. moi j'ai trouvé des slips rigolos pour filles, qui reprennent des designs de films que j'aime.. en version sanglante ! que demander de plus ?
Mais apparemment, plein de femmes estiment que c'est un connard mysogyne qui montre qu'une femme qui a ses règles est monstrueuse (je dirais plus qu'elle est menstrueuse perso hahaha)..

Ce qui me perturbe dans l'article (j'en ai lu un deuxième qui disait sensiblement la même chose) c'est que ce que je lis entre les lignes c'est ça :
"je suis une femme, je trouve mon corps effrayant quand il a ses règles et je le trouve dégueu, mais, je ne supporte pas l'idée qu'un homme se permette de dire que mon corps est dégueu quand j'ai mes règles parce que c'est misogyne" uhm .. ouais... okay...

Le fait est qu'au final, ben quand on a ses règles, oui, on a du sang qui coule entre ses jambes... et ouaip.. aussi incroyable que ça peut en avoir l'air, de tout temps on montre toujours le sang comme quelque chose d'impressionnant.. voilà.. ouh lala, grande vérité mise en lumière au grand jour !

Donc, ce n'est pas dire que le corps d'une femme est monstrueux que de coller des dessins sanglants sur des culottes pour les règles... j'ai lu aussi que ça aurait moins dérangé que ça soit une femme qui fasse la vidéo du kickstarter, parce que (et on en revient encore ET encore à la même tirade éculée) il n'y a qu'une femme qui peut parler des règles, parce qu'un homme qui en parle, c'est forcément parce qu'il n'a rien compris et qu'il se trompe sur le monde de la femme et qu'il fait du bashing, du shaming et cie 

En plus, il y a vraiment des femmes que ça gêne de parler de "ça" et par conséquent, oui, pourquoi pas détourner la gêne, par quelque chose d'amusant... je suis à l'aise pour parler du sang qui sort de mon utérus tous les mois, mais je respecte celles qui ne le sont pas ou moins.. 

Et puis quand va-t-on sortir du "si tu n'es pas directement et physiquement impliqué" par un sujet, tu n'as pas le droit d'en parler, pas le droit de faire quoi que ce soit dessus...

ah lala....

j'te jure !
 


enfin, en tout cas, moi j'ai une culotte bien cool, qui est "prévue" pour être portée durant ses règles, il y a une couche en plus à l'avant qui apparemment est faite pour retenir les tâches, mais sur le site, ils précisent que la culotte seule ne remplace pas des protections... donc, j'ai pas über bien compris, d'autant que l'arrière des culottes est blanc à l'intérieur.. donc bon.. mais voilà, c'est plus pour que les ptites fuites ne traversent pas.. je suppose que ce sont des culottes parfaites à porter quand on pratique le flux libre instinctif...

Et puis je veux ce modèle là ! en shorty ou culotte je n'ai pas encore bien décidé.. qui a un ptit côté The Descent :D


vendredi 26 février 2016

projection, acceptation, colère, rancune ou paix.

Je me suis retrouvée ces derniers temps dans une drôle de situation.

Quelqu'un m'a blessée et a eu une attitude qui m'a déplu, je lui en ai donc fait part en lui présentant le fait que j'avais toujours eu un avis mitigé et pas trop sûr sur cette personne et que là, ça penchait du mauvais côté de la balance et que je n'avais pas trop envie de laisser ça comme ça, un peu pourrir dans un coin. Comme cette personne m'a dit à plusieurs reprises qu'elle n'allait pas bien dans sa vie, je lui ai laissé le bénéfice du doute.

Finalement, à nouveau, tout un théâtre pour un truc assez innocent, avec accusations sur qui je suis et comment je me comporte avec le reste du monde. Quelques détails mesquins, des insinuations assez simplement méchantes et cette personne me dit que je l'ai blessée et qu'elle s'attendait à ce que je m'excuse.

Bon, soit. J'ai plutôt l'impression inverse et j'attendais également des excuses, mais je comprends qu'il y a des deux côtés des mauvaises interprétations.

Comme beaucoup d'histoires sont en cours autour de moi, beaucoup de choses qui se cassent, beaucoup de gens qui se quittent ou hésitent à se quitter. de l'amour qui apparaît ou disparaît, j'ai l'occasion de pas mal discuter de l'humain et de la complexité à gérer les émotions (les nôtres, celles des autres)..

De prime abord et ma première réaction étant toujours la colère, j'avais envie de répliquer des choses, d'imposer mon point de vue, d'expliquer ma situation et puis j'ai essayé de trouver une manière de répondre pour dire en gros "regarde peut être ce que moi j'ai vécu avant de juger vis à vis de ce que toi tu attendais" mais je voulais formuler ça en ne mettant pas en avant "tu dois changer ta manière de voir les choses et le faire dans mon sens" mais plutôt quelque chose comme "je me suis sentie blessée, il m'est arrivé ça et ça" pour que la porte du changement de perspective s'ouvre d'elle même.

Je n'ai pas encore la solution, je ne sais pas formuler ça, trouver des mots c'est pas toujours facile, alors j'ai juste clairement dit, si je t'ai blessée, je te présente mes excuses. et j'ai laissé la porte ouverte pour que ces incompréhensions soient oubliées et que le reste prenne le dessus. Seulement, je me rends compte qu'en fait, tous nos échanges n'avaient pas pour but, pour cette personne (et je peux me tromper) de trouver un terrain d'entente avec moi, mais de trouver quelqu'un à détester et à accuser d'une colère dont je ne suis pas à l'origine et peut-être même, avec un peu de recul, d'une jalousie vis à vis de mon implication dans ma vie personnelle et professionnelle et dans ma manière d'être simplement heureuse de plein de choses.

Et je me suis rendue compte d'une chose, qui ne m'avait pas traversé l'esprit. Mais définitivement, je pense qu'il y a des gens qui ont besoin de s'accrocher à du négatif, à se victimiser, à se faire plaindre et pour ça, trouver des méchants. ce qui tombe plutôt mal, parce que je ne suis pas une mauvaise personne, ni malicieuse, ni méchante. Et j'ai pris conscience qu'en fait, comme souvent, comme il m'arrive à moi aussi de le faire. On projette sur l'autre ce qu'on a envie de ressentir et par conséquent, finalement, moi qui depuis quelques temps me remet en question et me demande si je suis vraiment comme on m'a "accusée" d'être....

En fait non, je suis bien comme je suis, ça c'est sûr. Mais par contre la colère et les choses négatives qui sont ressenties n'existent qu'en cette personne. Ici, j'ai ouvert la porte en disant okay, je vois ton point de vue, je ne le comprends pas forcément, j'ai aussi des questions parce que certaines choses me semblent fausses, mais j'ouvre la porte... et.... message sans réponse...

Du coup, ça me fait beaucoup réfléchir à ma manière de percevoir les autres, à ce que je peux reprocher ou trouver un peu nul chez mes proches. De ce que j'accepte, je tolère ou je refuse. On a toujours des moments où on se dit, ahhhh j'aurais bien voulu que cette personne me comprenne, ou je la ou le déteste parce qu'il ou elle n'a pas agi comme j'attendais ou je voulais ou je pensais que c'était correcte de faire, et qu'entre ce qu'on projette, ce qu'on préfère ressentir, ce qu'on voudrait, ce que l'on fait, ce que l'autre répond.. pfiou ça en fait du bordel.

Comme quoi, à vouloir faire bien, mettre les choses à plat, discuter des soucis ou des angoisses ou des choses qui passent de travers il y a deux réponses, la négation et l'acceptation. J'essaie d'être dans l'acceptation de l'autre et de laisser une part de mes réflexions à l'écoute de l'autre. Mais je me rends compte que c'est un chemin ardu qui demande plus de courage et de prendre plus sur soi que de simplement s'enfermer dans l'accusation et dans la colère..

je vais continuer à réfléchir à tout ça... et essayer de passer outre cette personne qui a décidé que de toute façon j'étais une personne détestable et je vais me contenter de laisser la porte ouvert pour que si elle décide d'être en paix avec elle même, elle puisse l'être avec moi aussi..


mercredi 6 janvier 2016

Black Mirror

Dans la famille des séries que je ne connaissais pas encore, il y avait Black Mirror..

Je pensais que c'était récent..la première saison est sortie en 2011.. trois épisodes par saison, et le deuxième épisode de la troisième saison est en attente.

Plusieurs personnes en ont écrit sur fb et il y a quelques jours j'ai discuté avec un type qui m'a dit qu'il fallait vraiment le regarder... bon.. je m'y mets.. et ce, malgré une affiche à laquelle je n'accroche pas du tout (parfois, ça tient en un rien)

Chaque épisode est complètement indépendant l'un de l'autre, mais il aborde différents aspects de notre vie connectée et des possibilités d'avenir que ces technologies pourraient nous réserver.

Les informations virales via les réseaux sociaux dans le premier épisode, l'univers de la télé réalité, notre passivité face aux évènements et le plaisir que l'on a de les partager plutôt que les vivre (et aider les autres quand il y a un danger), la possibilité de posséder ses souvenirs, d'analyser chaque instant de sa vie et de revenir sur tout ce qui s'est passé avec les autres, traiter le deuil en ré-inventant les morts en leur créant un artefact de vie inspirée de tout ce qu'ils.elles ont pu poster sur le net... ou encore de supers étranges versions de l'utilisation de notre âme/esprit...

Bref, c'est glauque, pas joyeux, critique sans être pompeux. ça amène à repenser sa vision du monde, de l’inter-connectivité, du besoin que l'on/je peux avoir à être et vivre sur internet.

Je me dis qu'un épisode sur le monde des vidéos sur plateformes et des gens qui vivent par leurs vidéos avec produits à présenter et cie pourrait être un sujet intéressant..

J'ai regardé les 7 épisodes un peu à la chaîne, tout en faisant des nouvelles créations, mais après chaque épisode, j'avais ce moment un peu oppressant. A regarder mon appartement, mes mains bouger, mon univers irl, non connecté (même si j'ai toujours mon téléphone à portée de main).. bref.. regarder cette série, c'est comme regarder un film d'anticipation, mais qui montre le presque présent. c'est lourd, pas joyeux, inquiétant et je me demande si petit à petit on est déjà là dedans ou si on peut encore en sortir ? ou au moins l'utiliser différemment.

Ça pose les questions de l'éthique, de la réalité, de l'individualité.

J'ai plusieurs personnes autour de moi qui vivent avec peu de technologie, un peu de çi de là, mais pas d'ordi allumé toute la journée (c'est un peu la loose, mais dès que mon ordinateur est éteint, je me sens toute perdue chez moi... pas de musique, pas d'infos, pas de scroll inutile, pas d'information sur un sujet soudain qui me passerait par la tête...et ce vide silencieux) ces gens m'inspirent un peu... même si je n'en suis pas encore là.. j'ai envie de plus et de moins en même temps. Je vais donc essayer de simplement faire ce qui me semble le mieux pour moi, pour me sentir bien, être connectée au virtuel m'amène beaucoup de choses que j'utilise dans le monde réel et les deux m'offrent un ensemble qui me convient. Il faut juste que je sache trouver mon équilibre..


mardi 17 novembre 2015

Les serviettes hygiéniques lavables, la taxe tampon et ma première vidéo sur youtube home made !

 Dernièrement avec l'histoire de la taxe tampon (le parlement a refusé de baisser la tva sur les serviettes et tampons, parce que selon eux, ce n'est pas un produit de première nécessité.. c'est plutôt un peu comme de la mousse à raser (!!!))

Parce que l'état a décidé que les tampons, coupes menstruelles et serviettes ne sont pas des produits de première nécessité et doivent rester taxées à 20% (les sodas et le foie gras par exemple sont comptés en produits de première nécessité et sont à 5,5%)
Et surtout parce que ce taux fait gagner à l'état 55 millions de plus chaque année (uniquement les 14,5% supplémentaires)

Moi j'ai un peu envie de dire qu'ils se la foutent au cul leur taxe et leurs premières nécessités... passez au côté écologique de la force !!

En passant aux serviettes hygiéniques lavables... vous aurez :
★ plus de confort, des design trop cool, une discretion totale, du coton doux contre votre vulve, vous n'engraissez ni l'état ni les grosses firmes, une empreinte écologique minimisée et vous faites travailler la créatrice que je suis.

Vous n'aurez plus :
☆ mycoses, mauvaises odeurs, gratouillements, irritations, mauvaise conscience vis à vis des déchets polluants, de culottes abîmées à cause des auto-collants, à hésiter devant le choix varié de serviettes désodorisées - parfumées - polluantes de magasins
Bref.... c'est simple à utiliser, simple à laver et facile à emporter !

Du coup, j'en ai profité pour reparler de mes serviettes hygiéniques lavables, en a découlé pas mal de questions, relativement semblables dans l'ensemble, j'ai donc décidé (et ça me travaille depuis des mois de toute façon) de faire une vidéo explicative !
C'est ma première vidéo, filmée avec ma webcam car l'appareil photo que l'on me prête n'a pas la bonne carte mémoire, le son est moyen, mais c'était un premier jet, je pense faire d'autres vidéos à l'avenir, parce que j'ai bien aimé faire celle-ci !

En me baladant en ville j'ai même trouvé un magasin qui vendait du joli tissus imperméable (super dur à trouver) ce qui m'a permis de proposer de nouveaux modèles tous jolis :


Vous pouvez retrouver mes serviettes hygiéniques lavables sur mon site en un clic 



Les minis jolies !

Et par conséquent, qui dit nouveau tissus imperméable, dis nouveaux bonnets de douche aussi !!

Et puis c'est toujours un grand plaisir d'avoir Harold à prendre en photo ! quel charisme ! quel charme !



 Et pour les bonnets de douche, c'est juste là sur mon site

mardi 3 novembre 2015

s'envoyer en l'air à Dijon

Le 31 octobre a été pour moi un étrange sabbat !

J'ai rejoint Dijon, me suis faufilée dans la rue Guillaume Tell au numéro 42. dans ma longue robe noire, encapuchonnée de ma cape de velours.

D'autres étaient déjà là. Et les bougies ont été allumées, l'encens répandu, le crâne rougeoyait de par les lumières sanglantes, une femme est venue, accompagnée de deux sorcières, sa performance mêlait tatouage, scarification et sa première suspension !
Sur l'envoûtant son de la bo de Lords of Salem, tourné en boucle, enivrant ! le "spectacle" en lui même était assez intense et tout à fait dans mon goût, l'ambiance était posée, et ça fonctionnait sans être ni trop ni trop peu. Fin de l'histoire, on danse au rythme de screamin'Jay Hawkins et on attend la suite.
update, un montage du show, ça vous donnera l'ambiance !

La possibilité était donc ouverte à qui le voulait de se faire suspendre, un jeune homme se propose, il l'a fait une fois auparavant et a envie de retenter, il vient de ma ville préférée au monde, on papote un peu en suisse allemand, ça fait du bien, les crochets sont posés, il est serein, avance, recule et s'élève dans la pièce, bienheureux, souriant. La douceur de ceux qui l'ont accompagné m'ont convaincue d'essayer à mon tour, après tout, je m'étais rendue là-bas pour, moi aussi, me confronter à moi-même et tenter cette expérience qui m'intrigue depuis des années. Le plus gros du challenge était de savoir si je saurais lâcher prise et laisser mon esprit être libre.

Durant la performance initiale, je me suis dit que je ne pensais pas en être capable, mais le côté "théâtral" et sanglant a joué sur mon impression. Pour la seconde, tout ce que j'ai ressenti, c'est une équipe concentrée, aux petits soins pour la personne qui fait son voyage et surtout de la douceur à foison.


Du coup, grisée par ce jour de Samain, à la limite d'entrer dans le jour des morts, après en avoir discuté avec les personnes autour de moi, je me suis dit, allez ! Il était prévu que "j'y passe" le dimanche après-midi, mais je préfère la nuit au lueurs du jour et j'ai donc dit c'est parti !

Première fois dans ma vie qu'on me perce la peau en 5 mm, sur une longueur plutôt impressionnante, et les deux en même temps, mais j'étais confiante, je respire bien dans ces conditions et j'ai été plus que surprise de ne pas sentir plus de douleur que ça... les crochets posés, j'ai suivi les explications, les conseils, fais des câlins à la team et puis nous sommes redescendus dans la pièce principale

oui, c'est mon dos sur la photo, montage par Veg pour le compte instagram de son shop
Dans la pièce, il restait quelques personnes en plus de la team qui gère l'organisation, ils m'ont demandé s'ils pouvaient rester et j'ai dit oui. que des gens adorables, aux ondes agréables, cela ne pouvait que me donner de la force.

J'étais donc torse nue (mon soutien gorge m'aurait gênée et mon teesh était relou, et j'aime être libre), de mon longue jupe vêtue, souriante, confiante, je marmonnais des sons comme à mon habitude, je tiens les mains de Veg et Eugenia qui m'accompagnent dans ce voyage, je les regarde, je respire, j'avance, je me recule, on respire, ils me parlent, je me concentre, je souris, je suis bien, j'ai confiance, je sens mes pieds n'être plus que sur leur pointe et que le moment approche..

Soudain, comme une porte qui se ferme violemment, je m'arrête en disant non. que je n'arriverai pas à lâcher prise, on re essaie, ils m'encouragent, je n'ai pas peur de la douleur, j'ai juste la conviction que mon esprit ne me permettra pas de passer ce cap d'élévation.

Ils font sortir les gens, pour qu'on puisse se concentrer, être focalisés sur, ben... moi et mon expérience, ils me rappellent qu'à tout moment on peut arrêter, qu'on coupe les cordes et qu'on en reste là si je le souhaite. Je tiens les mains d'Eugenia tellement fort, son regard est entièrement focalisé dans mes yeux, elle m'encourage, me dit des choses, me tient fort les mains, c'est intense, je continue de répéter que je n'y arriverai pas, que je n'arrive pas à lâcher prise...

à ce moment, mes souvenirs sont un peu confus, ce qui est clair c'est que lorsque mes pieds retouchent à nouveau le sol, ma première pensée est que j'ai échoué, que je suis nulle, que je suis incapable de réussir à lâcher prise, une avalanche de mauvaises pensées que je m'inflige...

Et puis j'ouvre les yeux (ou peut être l'étaient-ils déjà ?) et je vois Eugenia, avec un énorme sourire, me prendre dans ses bras et me serrer fort, me dire qu'elle est fière de moi, que j'ai réussi ! je regarde un peu hébétée autour de moi et tout le monde me sourit, me dit bravo, m'encourage, les deux filles qui étaient à mes côtés quand on était juste spectatrice, et qui ont regardé à travers la fenêtre me disent que c'était super émouvant, que la lutte que j'ai menée était impressionnante mais qu'elles sont trop contentes que j'ai réussi, qu'elles en ont les larmes aux yeux et qu'elles sont super émues et fières de moi.

J'avoue ne pas être trop sûre, je trouve bizarre que tout le monde soit si content et fier de moi alors que je n'ai pas passé une demi heure accrochée, le sourire aux lèvres, à dire que je me sens trop bien comme a pu le faire la personne avant moi...

On m'enlève les crochets, on discute, je pleure par intermittence depuis je ne sais pas combien de temps.. je suis peut-être un peu en état de choc un peu, mais je souris et je me sens bien.

Durant la nuit, je me suis réveillée, en me souvenant que j'ai essayé à deux reprises d'enrouler mes jambes autour des hanches d'Eugenia et que soudain j'ai commencé à respirer la panique et j'ai demandé à ce qu'on me redescende... Selon leurs dires, je suis restée environ une minute en l'air.

C'est que... j'ai donc réussi ! en partie ! et ça, c'est une leçon qui va me prendre des semaines avant d'en prendre toutes les considérations. j'ai réussi ! certes, je n'ai pas lâché prise comme le garçon avant moi, ou la fille durant sa performance, certes je n'ai pas blasté, atteignant cet état où l'endorphine et ta force personnelle te fais ressentir bien des choses mais pas la douleur. mais je l'ai fait, j'ai passé le cap, j'ai osé me lancer et tenter l'expérience.

J'ai discuté beaucoup, dans la soirée, après ce que je peux donc appeler ma suspension, je sais quels sont les obstacles vraiment personnels qui m'empêchent de me libérer, je les ai toujours connus, ils étaient très présent à ce moment là, la question est... pourquoi je retiens ça et que même lorsque je réussis, je me force à ne pas voir la vérité et à rabaisser qui je suis à mes yeux (qui étaient bien trop fermés ce soir là je crois).

J'ai vu, senti, la bienveillance, l'accompagnement, personne ne m'a laissé tomber, personne ne s'est moqué de moi, au contraire, les gens ont été heureux pour moi, m'ont tenu la main, m'ont encouragée. Pour que je puisse me dépasser, aller au-delà des peurs (qu'elles soient physiques ou mentales) et que l'on ne m'ai pas abandonné ni dans ma panique ni dans ma démarche est aussi quelque chose de puissant qui va ébranler pas mal mon petit esprit.

Le lendemain, c'était au tour d'une des deux filles qui était à mes côté de faire sa première suspension, elle a été magnifique, tout s'est fait dans le calme, dans la simplicité, comme pour le garçon le samedi soir, en quelques pas elle était en l'air, elle a tournée, voltigé, rigolé, a apprécié son moment, elle était radieuse !

Et puis, restait un jeune homme, également présent le samedi, qui désirait faire sa première suspension en ayant les crochets sur son torse, il a également accepté que nous restions, et son expérience a été impressionnante ! il a irradié d'une lumière sublime, était souriant, et en même temps, voir cette peau s'étirer, entendre le râle lors de l'ascension, fiou, c'était quelque chose, et puis son sourire et ses mots quand il est redescendu, il nous disait que des choses belles et était plein d'amour, j'en ai pleuré d'émotion !

Durant ces deux jours, j'ai ressenti des émotions tellement fortes, tellement belles, tout le monde était bienveillant, plein d'amour, d'échange, d'attention, de sourires, de rires. Durant le covoiturage à l'aller, il y avait une autre fille dans la voiture qui a dit que pour elle, même si son bonheur est du au malheur d'autres elle s'en fiche, même si son bien-être dépendait de la ruine de quelqu'un d'autres, elle n'en aurait cure, tant qu'elle, elle est heureuse, c'est la seule chose qui lui importe, ça m'a énormément choquée et m'a rappelé que dans le monde il y a tant de gens qui n'ont absolument aucune empathie pour leurs semblables, et bien ce que j'ai vécu à MU m'a totalement rappelé qu'il y a aussi des humains qui travaillent et œuvrent pour que d'autres, dont j'ai fait partie pour une soirée, vivent des expériences folles, se dépassent et se rappellent que l'ont peut prendre soin des autres même en faisant traverser des crochets immenses dans leurs dos... et que malgré l'apparente violence et dureté du geste ou de l'acte, en fait, au-delà de l'impression première que je peux, et sûrement d'autres aussi, ressentir, il y a bien des émotions qui sont positives et constructives !

Le dimanche soir, avant de partir, j'ai discuté avec un tatoueur guest du shop, je lui ai fait part de ma surprise quant au fait que pensant avoir échoué je n'ai eu que des compliments et des gens heureux pour moi (lui-même m'a soulevé son pouce vers le haut avec un sourire), il m'a dit que lui, sa première suspension, il n'a pas quitté le sol, et que pourtant, la démarche et le fait d'être allé jusque là avaient déjà été une sacré réussite pour lui et qu'à cette période de sa vie, ça avait été suffisant, ça m'a beaucoup touché et m'a fait prendre conscience que définitivement je dois apprendre à ouvrir les yeux, voir ce que je fais vraiment, être moins exigeante et plus réaliste.

Je ne sais pas du tout si je souhaite retenter l'expérience ou non, si je veux à nouveau "infliger" ça à mon corps et à mon esprit... mais je crois que la curiosité de savoir si je peux finalement moi aussi expérimenter le calme après la tempête et ne pas juste rester bloquée dans le tumulte de peur de savoir que j'ai plus de force que je ne veux bien l'admettre l'emportera et que je retenterai pour admettre que mes peurs font partie de mon passé (ou peut-être est-ce maintenant déjà le cas ?) et ne peuvent plus m'atteindre maintenant, alors je peux lâcher prise sans crainte d'y laisser ma vie ou ma santé (mentale ou physique), ce passé là est révolu ! je suis depuis des années la personne que j'ai eu envie d'être toute ma vie, je me suis construite, j'ai œuvré dur pour être qui je suis.

Ce que je représente à mes yeux, je l'apprécie et même si, quelque part, mon esprit et ses peurs est encore plus fort que ma confiance en moi, malgré le fait que je ne sois pas capable de voir que réellement j'ai réussi, malgré ces doutes et cette capacité trop prenante à m'auto-juger sévèrement, malgré tout cela, j'ai réussi ! et je peux dire que moi aussi je suis contente de moi !


Je conseille vraiment cet endroit si c'est une expérience que vous souhaitez vivre, tenter, explorer ou juste voir en tant que spectateur.spectatrice, je vous remet leur instagram et site que j'ai déjà linké dans l'article mais voilà également leur compte facebook.

Tout est clean, professionnel, c'est aussi un salon de tattoo, piercing et scarification, donc c'est l'occasion de faire un combo en y allant ! Ils sont doux, agréables, respectueux, ne jugent pas et sont remplis de bienveillance.

Et mes pensées vont à Veg Silencio, que je connaissais via internet depuis bien des années et que j'ai été heureuse de rencontrer enfin, Eugenia, sorcière puissante qui m'a accompagnée lors de ce rituel et bien entendu Raoul, le maître des cordes qui a tiré à la force de ses bras (et des poulies) mon corps au-delà du sol... ainsi que le reste de l'équipe du shop qui m'ont tous accueillie avec les bras ouverts !

Je fais un bisou à Laetitia également, qui m'a accompagnée à la soirée, que j'avais juste rencontrée une fois et gardé en contact sur facebook, qui m'a dit des mots encourageant et dont je vous laisse découvrir l'univers créatif si vous le souhaitez ! faut juste que je lui demande si elle a un autre lien que facebook

ah et tiens, ma copinette Leo (qui est la damoiselle aux dreads dans la vidéo) vient de partager cette vidéo, qui montre bien l'idée du truc...

dimanche 11 octobre 2015

Porto, Amen Ra, freak...

Mon ptit week end escapade à Porto !

Étrange aller-retour que j'ai vécu...

La ville est vraiment jolie, plein de niveaux, de maisons, de couleurs, de morceaux rajoutés ici et là, ça monte, ça descend, y'a des escaliers partout, de la vie, des papy-mamy qui discutent sur les bancs de bord de fleuve, d'un trottoir à une fenêtre, criant pour se faire entendre, des couples gay qui se tiennent par la main (homme ou femme ! ça fait juste super du bien de voir qu'il y a des endroits où ils peuvent tranquillement s'aimer).


A bord d'un vieux tram en bois, en une demi-heure on rejoint les limites de la terre, l'océan s'ouvre à nous comme il s'est présenté à tous ces explorateurs qui sont partis à la rencontre de la fin du monde il y a des centaines d'années, nous ramenant, tomates, épices, poivrons et un nouveau monde encore inconnu alors !

La ligne étant à sens unique, arrivé au terminus, la personne qui conduit, prend son "volant", son siège, les réinstalle à l'opposé du wagon, attrape les poignées des sièges et les fait glisser de l'avant à l'arrière, sort du tram, attrape une corde qui tient le câble d'alimentation et l'emmène de l'autre côté également... et en un clin d'oeil, le seul et unique wagon a changé de sens ! c'était très mignon !

Le pont principal, tout en ferraille, construit par un collaborateur de Gustave Eiffel est magnifique, on le traverse en haut ou en bas à pied (ou en voiture, ou en tram), comme d'autres des six ponts de la ville, il a été précurseur dans sa construction, amenant des défis technologiques à différents moments des deux derniers siècles.

Les gens avec qui j'ai interagi ont été adorables, polis, souriants, agréables.. et à la descente de l'avion, j'ai desuite senti ce petit truc dans l'air qui était tellement doux et agréable que mon sourire s'est élargi ! Je me suis sentie bien.


La nourriture ne coûtait pas très cher, et j'ai eu l'occasion de goûter des olives panées ! une à une ! c'était très bon, gras un peu, mais totalement nouveau pour moi ! la panure c'est un truc que j'adore, mais je n'aurais jamais pensé enrober ces toutes petites choses pour les picorer ensuite !

Amen Ra était très bien, Altar of Plague absolument mortel, Wiegedood complètement hypnotique et j'ai aimé également Syndrome... et le son dans les salles (fumeur !!!!) était plutôt bon ! avec un équilibre qui m'a permis de regarder tous les concerts (sauf Amen Ra) sans bouchons d'oreille.. plutôt chouette de pouvoir apprécier du gros son sans s'éclater les tympans !

Le lieu de l'Amplifest était sublime, tout en métal rouge et verre, à l'ancienne avec cette touche de nouveau. Le restaurant était top une déco de superbe, bref, le Hard Club m'a plu !
source photo, facebook Hard Club
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J'ai partagé un apparthotel avec des gens de Strasbourg, très sympa de leur part, on était à 200 mètres du fest, donc parfait, et la dernière nuit, j'ai dormi dans une sorte d'auberge de jeunesse pour 18€ ptit déj' compris ! je comptais, sur les conseils d'Aleks trouver un hôtel atypique, mais j'avais juste repéré un endroit pas cher avec chaque chambre sur le thème d'un réalisateur, je voulais trop dormir dans la chambre Spielberg, mais tout était complet...
une poignée de porte d'un magasin ésotérique.. trop mignon
Je suis rentrée avec des courbatures comme cela faisait longtemps que je n'avais pas eu ! marchant à grand peine et me disant que je marche si peu dans mon quotidien que s'en est un peu gravos !

Pour l'occasion je me suis cousu un sac (prototype pour Coffin Rock), spécial week end pas trop long (mon autre sac léopard rose était un peu vaste), Mr. vélociraptor m'avait prêté un appareil photo, j'ai donc de jolis clichés... (enfin de mon week end, pas vraiment du sac où je pourrais mieux faire hahaha)

J'ai croisé des Jésus complètement décharnés, zombifiés... c'était un peu fou de se dire que des gens vénèrent cette image ! déjà qu'il se coltine son effigie écartelé sur une croix, ici, tout était en gouttes de sang, en putréfaction morbide... perso, j'adore, mais ça fait quand même une impression étrange..


Il y avait aussi cette salle, qui m'a fait penser à une chambre froide de boucher.... des christs suspendu comme du linge à sécher ! on remarque vers la gauche que les bras sont plus hauts... en fait, il était expliqué qu'il y a un mouvement de chrétiens un peu vénères qui trouvaient que ben, les bras en croix disaient que tout le monde pouvait être accueilli au royaume de leur "dieu" et que c'était un peu abusé... en vrai, y'avait que eux, les vrais de vrais, qui vivaient en se privant d'un tas de trucs qui méritaient l'accès au paradis, ils ont donc décidé de suspendre Jésus les bras moins ouvert, car seuls les "justes" iraient au paradis et pas tout le monde... faut sérieusement pas déconner non plus ;)

Les bras sont les parties les plus fragiles de ces sculptures, ils manquent donc souvent... tout un pan de mur était rempli de Jésus sans bras... donc forcément sans chocolat non plus..
Le seul gros point noir de ce petit voyage.... cela faisait longtemps que je n'avais pas été regardée autant dans la rue, comme une freak ! c'était très désagréable. Je suppose que les gens matent mon allure dans la rue en général, mais je fais pas mal abstraction, ça ne m'atteint pas trop trop au quotidien, mais là, j'aurais pu faire une collection de dentier tellement les mâchoires étaient grandes ouvertes à mon passage, je me suis sentie regardée, fixée, de haut en bas, on m'a montré du doigt plein de fois, les coups de coude au comparse d'à côté ont été frappés des dizaines de fois avec des murmures qui devaient vouloir dire "non mais regarde ça"... à tel point que le lundi soir, j'en avais presque les larmes aux yeux, j'ai eu l'impression d'être un monstre terrible.. et c'était très désagréable !

Et le second point négatif, c'était cette photo, je me suis retrouvée au bord du fleuve Douro, devant une vue magnifique et imprenable, et puis en regardant à mes pieds... une sorte de décharge géante...
coucher de soleil sur la ville
Ce fameux lundi soir, après avoir marché toute la journée, avoir fait des milliers d'escaliers, pris le soleil et pas trop mangé, je me suis perdue ! dans ma tête, dans la ville ! J'ai un excellent sens de l'orientation, je lis très bien les cartes, et là, soudain, impossible de savoir où j'étais, je n'arrivais même plus à lire les noms des panneaux, je me suis sentie complètement "lost in translation", comme il y avait pas mal de touristes, ça parlait plein de langues autour de moi, la ville m'a fait penser tour à tour à des endroits en Suisse, à Montréal, à l'Allemagne.. je ne savais plus où j'en étais... je me suis demandé pourquoi on voyage, quel but cherche-t-on, ce que ça nous apporte.

Finalement, le monde étant si petit, tant semblable et différent à la fois, les villes se ressemblent et sont complètement opposées également. Je n'ai plus su pourquoi j'étais là, le but de tout ça, pourquoi la vie, vivre, partager et découvrir. Le restaurant végé où je voulais manger était fermé, le lieux perché haut dans la ville que je voulais visiter avait ses portes closes et je ne pouvais plus me retrouver sur la carte.

Étrange moment donc, après avoir été autant emportée par la musique d'être laissée sur le rivage de la vie avec que des questions et des doutes. J'ai fini par me reprendre, me marteler dans ma tête "tu es à Porto, au Portugal" des dizaines et des dizaines de fois... j'ai ressorti ma liste de phrases en portugais pour les sortir au besoin (mais les gens parlent tous anglais, alors c'était plus simple ha ha ha), le lendemain matin, une copine m'a dit qu'il y avait un ossuaire super dans une église, encore une fois, j'ai marché de long en large, je voyais la pointe de l'église, mais impossible de trouver le chemin pour y arriver, j'ai monté et descendu des pentes, des escaliers, j'avais l'impression d'être Sarah à la recherche de Toby dans le Labyrinth
 Sauf qu'il n'y avait ni David Bowie, ni le Goblin King au final pour moi...  (dommage !)

J'ai finalement réussi à me rendre compte que l'église que je cherchais n'était pas celle que je n'arrivais pas à atteindre et après avoir fait encore quelques minutes de marche à pied (je ne devais pas trop tarder, mon avion partant dans pas longtemps), avec mon sac sur l'épaule j'ai atterri devant ça :
Et là j'ai trop rigolé, je me suis dit que définitivement on voulait la mort de mes mollets et que cette ville n'est pas faite pour les gens qui marchent avec difficultés !!! l'église était baroque à mort, l'ossuaire relativement nul (un grillage sur le sol de 40x30 cm environ, où l'on peut voir des os humains entassés dans le fond) et quelques tombes sous nos pieds ainsi que des caveau.. bref, toute cette course pour.... repartir direction l'aéroport..

Je n'ai pas trouvé les réponses à mes questions, mais elles reviennent sans cesse dans ma vie, pourquoi j'avance, pourquoi je fabrique, pourquoi je visite, pourquoi j'apprends, qu'est-ce que j'apporte au monde mis à part de la pollution et des déchets, à quoi je sers...


Voilà.